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Le Chirurgien Dentiste conventionné
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En
optant pour le conventionnement à la Sécurité Sociale, le Chirurgien Dentiste
s'engage, notamment, à respecter les clauses des textes de la Convention
Nationale et à faire bénéficier ses patients des tarifs conventionnels, en
s'interdisant l'usage des dépassements d'honoraires pour les actes visés par
cette dernière.
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La
nomenclature des actes professionnels des Chirurgiens Dentistes date des années
70. Elle ne tient donc pas compte des progrès considérables que la Profession
a connus ces dernières années (implants, soins au Laser, chirurgies
spécifiques, etc.). Cette nomenclature comporte également certaines
aberrations de fond difficiles à justifier. Par ailleurs, pour des raisons
encore ignorées, les dents ont toujours été les parents pauvres de la
Médecine en matière de remboursements, ce qui n'est pas le cas dans les pays
voisins ; il s'agit du secteur où la prise en charge par la Sécurité Sociale
est la plus faible, avec l'optique. Parallèlement, la préoccupation majeure et
grandissante des gouvernements qui se succèdent est la maîtrise de
l'évolution des dépenses de Santé. Il en résulte un fossé qui se creuse de
plus en plus au fil du temps entre, d'une part les réalités économiques du
pays et d'autre part, les avancées scientifiques. Le Chirurgien Dentiste, de
par la nature de son activité essentiellement basée sur des tarifs imposés
est donc pris entre le marteau et l'enclume dans un tel système. Comment, par
exemple, faire bénéficier ses patients des bienfaits de la thérapie au Laser,
vantée dans tous les pays développés, si en même temps aucun acte de ce
genre n'a été prévu dans notre nomenclature ? Il s'agit là d'un exemple
parmi beaucoup d'autres : prothèses, implants, etc. La seule alternative
possible pour garantir une pratique en adéquation avec les avancées
scientifiques est la réalisation d'actes "HN" (hors nomenclature)
ou d'actes "ED" (entente directe avec le patient pour tous les soins
prothétiques). Les actes HN ne présentent pas de caractère obligatoire. Ils
permettent cependant aux patients de bénéficier de soins plus
"pointus" et plus attentifs, tant dans le domaine du confort, que de
la précision, de la diminution des douleurs, du résultat final, de l'aspect
esthétique, etc. Ces actes HN ne sont soumis à aucune règle particulière,
chaque praticien appliquant les tarifs qu'il juge nécessaires en fonction de
son lieu d'installation, de ses charges de fonctionnement, du personnel qu'il
emploie, de l'amortissement du
matériel, des produits utilisés, des prestataires auxquels il fait appel, de
sa compétence, etc.
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Le
choix du conventionnement par la majorité des Chirurgiens Dentistes en France
tient surtout au fait qu'il permet aux patients de
bénéficier de remboursements par les organismes sociaux, auxquels ils ne
pourraient prétendre dans le cas contraire. Certains, pour des raisons qui leur
appartiennent, mais que l'on peut imaginer à la lecture du précédent
chapitre, optent pour un déconventionnement et ne sont soumis à aucune règle
tarifaire. Cette quête de souplesse a un prix : leurs patients ne peuvent
bénéficier d'aucun remboursement par la Sécurité Sociale pour les actes qui
le sont habituellement.
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Pour
terminer sur ce chapitre, il faudrait revenir sur une erreur commune de
raisonnement, souvent observée dans l'inconscient collectif : celle qui
consiste à exagérer les profits réalisés par la Profession, en comparant,
notamment les tarifs prothétiques pratiqués par le Chirurgien Dentiste, à
ceux demandés par le prothésiste dentaire au Chirurgien Dentiste. La Presse s'empare
régulièrement de ce sujet pour dénoncer des "abus" et jeter le
discrédit sur l'ensemble de la profession, en invoquant des marges très
confortables et en influençant négativement l'opinion publique à ce propos.
Aurait-on idée de calculer la marge effectuée par la prestation d'un avocat en
comparant les honoraires de sa consultation au coût de la feuille de
papier qu'il a employée pour la réaliser ? Cela suffit à démontrer le
côté irrationnel de ces accusations et à dénoncer les scandales dont
souffrent trop souvent les professionnels de l'Art dentaire.
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La
profession de Chirurgien Dentiste a connu ses heures de gloire à
une certaine époque, mais elle est soumise aujourd'hui, à de telles
contraintes économiques, qu'elle ne constitue plus un métier que l'on cherche
à pratiquer pour des raisons financières. Sans réelle vocation et
implication, mieux vaut s'orienter vers d'autres voies...
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