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pratiqués au cabinet dentaire > Les extractions dentaires
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Les
extractions dentaires
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Appelées
aussi " avulsions ", elles constituent, historiquement, les soins
dentaires les plus anciens. On a, en effet, retrouvé des témoignages de cette
pratique plusieurs millénaires avant notre ère.
Les
causes des extractions dentaires peuvent être multiples : infection
périapicale, mobilité dentaire, fracture de racine, motif orthodontique, dent
incluse, etc.
Les
extractions dentaires sont souvent mal vécues par les patients car elles sont
perçues comme une sorte d'amputation de leur anatomie. Leur complexité varie
en fonction de la forme des racines et de leur implantation osseuse, de la
situation de la dent sur l'arcade, du degré d'inflammation, de l'amplitude de
l'ouverture buccale, etc. Classiquement, les dents les plus difficiles à
extraire sont les dents de sagesse inférieures incluses. Elles nécessitent une
intervention chirurgicale souvent longue, du fait d'un accès limité, d'un os
très compact et d'un solide ancrage osseux.
Différentes
techniques opératoires sont employées en fonction de la situation clinique
rencontrée. Dans tous les cas, il s'agit de techniques faisant appel à une
instrumentation dont la conception remonte à la fin du 19ème siècle et qui a
très peu évolué depuis. Le plus connu des instruments est le " davier
". Il en existe différents modèles, en fonction du type de dent à
extraire.
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Un davier
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Avant
toute extraction, il est indispensable de bien s'alimenter et de supprimer
certains médicaments augmentant la fluidité du sang, comme c'est le cas de
l'Aspirine. Le Chirurgien Dentiste déterminera, par ailleurs, si une
prémédication est nécessaire ou pas pour améliorer les conditions
opératoires et post-opératoires.
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Après
une extraction, la règle de base est de préserver au maximum le caillot de
sang qui viendra prendre la place des racines retirées. C'est ce caillot de
sang qui permettra une rapide cicatrisation et limitera les douleurs ; s'il
vient à s'éliminer précocement, une " alvéolite " s'installera :
privé de ce caillot, l'alvéole béant (cavité osseuse laissée par les
racines) sera envahi par les bactéries contenues dans la salive et de violentes
douleurs s'installeront. Il s'agit d'un motif de consultation en urgence.
Certaines règles simples permettent de limiter les conditions d'apparition
d'une alvéolite : éviter toute boisson ou repas chaud pendant 24 heures,
éviter tout bain de bouche ou gargarisme pendant 24 heures, éviter le contact
de la langue avec l'alvéole. Le Laser permet une coagulation instantanée du
caillot de sang, tout en stérilisant totalement l'alvéole. Il représente un
progrès incontestable dans ce domaine en améliorant grandement les suites
opératoires, par réduction des risques d'alvéolite, de propagation
infectieuse et d'hémorragie.
Le caillot qui
emplit l'alvéole après une extraction, constitue
le point de démarrage de la cicatrisation gingivale et osseuse
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D'autres
complications plus ou moins graves peuvent apparaître suite à une extraction
dentaire. Ne sont listées ci-dessous que les plus fréquentes d'entre elles :
- Malaise
: l'association combinée
de l'anesthésie, du stress et de l'intervention elle-même peut conduire à une
sensation d'étourdissement pendant ou dans les minutes qui suivent
l'extraction. Cette sensation, bien que très désagréable, cesse assez
rapidement après un repos en position allongée et absorption de sucre.
- Gonflement
: dans certains cas, un gonflement plus ou moins important de la joue
ou de la lèvre peut se manifester. En général, il régresse assez rapidement
avec l'aide d'anti-inflammatoires et/ou d'antibiotiques. Parfois d'aspect assez
impressionnant, il reste sans gravité à condition de bénéficier d'un suivi
médical.
- Hémorragie
: la plupart du temps, le sang mélangé à la salive donne
l'illusion d'une hémorragie. En réalité, il s'agit le plus souvent d'un petit
saignement prolongé, souvent consécutif à l'extraction d'une dent sur un
territoire enflammé. Il suffit dans ce cas là, de mordre sur une compresse
roulée, de façon à établir un point de compression efficace. La compression
dure généralement une trentaine de minutes, ce qui est largement suffisant
pour laisser au caillot le temps de se former.
- Limitation
de l'ouverture buccale : certaines extractions peuvent être suivies
d'une inflammation qui gagne les tissus musculaires voisins, commandant
l'ouverture de la bouche. Il s'ensuit un degré d'ouverture parfois très
réduit qui peut avoir des retentissements sur la capacité de s'alimenter. Les
anti-inflammatoires permettent de retrouver rapidement une physiologie normale.
- Paresthésie
: il s'agit d'une perte de sensibilité touchant essentiellement la
langue, survenant le plus souvent suite à l'extraction d'une dent de sagesse
inférieure. C'est une complication qui reste cependant assez rare et qui est
exceptionnellement permanente.
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