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 L'anesthésie constitue une grande avancée dans le traitement de la douleur susceptible d'être engendrée pendant les soins dentaires, car elle permet de bloquer temporairement la propagation des signaux électriques le long des nerfs. Sans rentrer dans le détail des différents types d'anesthésies dentaires, on peut schématiquement les diviser en trois groupes : les anesthésies de contact, qui permettent d'endormir très superficiellement la gencive, les anesthésies locales, qui permettent d'endormir un groupe de 2 à 3 dents et les anesthésies loco-régionales, qui permettent d'endormir toutes les dents d'une hémi-arcade. Selon les besoins, le praticien utilisera l'une ou l'autre de ces techniques.

 Maîtriser la douleur fait partie des préoccupations quotidiennes du Chirurgien Dentiste. Bien que l'anesthésie locale n'agisse que sur les composantes physiques de la douleur, il est possible d'obtenir dans la majorité des cas un silence opératoire total. La pratique de l'anesthésie locale nécessite de bonnes connaissances dans des domaines variés : anatomie, physiologie, pharmacologie, mais la maîtrise technique et le facteur temps demeurent des facteurs décisifs du succès. Une grande majorité des actes pratiqués en Dentisterie nécessite une anesthésie préalable. Celle-ci sera le plus souvent pratiquée au moyen d'une "piqûre". Ce terme comprend en réalité la seringue, la carpule (ampoule en verre contenant le produit) et l'aiguille.

 La dose de produit anesthésiant nécessaire est infime et habituellement sans aucun effet toxique. Les réactions allergiques aux anesthésiques sont toutefois possibles et le plus souvent imprévisibles. Il est très important de toujours signaler une allergie connue à un médicament et d'en donner le nom de façon précise, c'est le cas aussi des anesthésiques. L'adrénaline, hormone qui est habituellement associée aux anesthésiques pour améliorer leur efficacité et limiter les saignements, a pour effet de créer quelques tremblements, de diminuer la quantité de sucre dans le sang et d'augmenter le rythme cardiaque et la tension artérielle. Pour ces raisons, son emploi est déconseillé aux sujets diabétiques, hypertendus, insuffisants coronariens, souffrant de tachycardie ou à jeûn. Après une anesthésie, il faut veiller à éviter les morsures diverses (lèvres, joues, langue), en s'abstenant, notamment, de mastiquer quoi que ce soit aussi longtemps que persiste l'insensibilité. Cette précaution est d'avantage à prendre en considération lorsqu'il s'agit d'enfants. Les dégâts consécutifs à une morsure profonde sont, en effet, comparables à ceux d'une importante brûlure et mettent du temps à cicatriser.

 L'attention des sportifs est attirée sur le fait que les anesthésiques contiennent un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

 Contrairement aux idées reçues, la grossesse ou l'allaitement ne constituent pas des contre-indications strictes aux anesthésiques locaux. Pendant la grossesse, les anesthésies locales peuvent, en effet, être pratiquées sans danger, à partir du moment où elles sont justifiées pour combattre la douleur, bien plus néfaste pour le fœtus que le produit anesthésiant lui-même.

 Du point de vue conventionnel, les anesthésies ne sont pas facturables en tant que telles. Elles sont intégrées dans les honoraires de l'acte auquel elles sont associées. En d'autres termes, pour un acte donné, le tarif conventionnel restera le même, qu'il faille utiliser une, deux ou trois anesthésies consécutives, alors que leur coût pour le praticien est évidemment proportionnel au nombre d'unités utilisées.


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Dernière mise à jour : 6 JANVIER 2016

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