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 La maladie parodontale désigne toutes les affections d'origine infectieuse qui peuvent atteindre les tissus de soutien de la dent : gencive, desmodonte et os. Elle peut frapper à tout âge et a pour origine essentielle la plaque dentaire et le tartre. Les maladies parodontales peuvent être parfois la conséquence de traitements médicamenteux, d'un état de grossesse, de caries profondes non traitées à temps ou encore de conditions locales particulières.

 Quand seule la gencive est atteinte, on évoque le terme de "gingivite" ; il s'agit du premier degré de la maladie parodontale. Une gingivite se caractérise par une gencive rouge, tuméfiée, sensible et qui saigne au moindre contact. Radiologiquement, rien n'est encore décelable ; seul l'examen endo-buccal permet d'établir ce diagnostic. A ce stade, tout est réversible et un détartrage bien mené associé à des bains de bouche permet, la plupart du temps, d'assainir le terrain et de retrouver une gencive saine sans aucun des symptômes décrits ci-dessus.

 Une gingivite non traitée à temps évolue, de manière obligatoire, vers la "parodontite". Le processus évolue à bas bruit et peut s'étaler sur des années. Cette fois, les tissus profonds sont atteints par l'infection : os et desmodonte s'effondrent et assurent de moins en moins leur rôle de maintien des dents. Les radiographies mettent en évidence une fonte osseuse caractéristique, de localisation et d'intensité variables. Les dégâts occasionnés sur l'os, principal tissu de soutien des dents, sont presque toujours irréversibles et conduisent inévitablement à des mobilités qui peuvent aboutir à des pertes dentaires. Douleurs, abcès, écartements dentaires et saignements accompagnent souvent ces symptômes. Bien souvent, le traitement proposé pour ce type d'affection fait appel à de la chirurgie et/ou au Laser. Il permet de stopper l'évolution de la maladie et de réduire certaines mobilités dentaires, sans toutefois autoriser un retour aux conditions initiales. Le succès de ces traitements est étroitement lié à la motivation du patient, qui doit radicalement modifier sa méthode de brossage et s'obliger à un entretien et à un suivi rigoureux. Perdre ses dents n'est pas une fatalité ; la parodontite étant la principale cause des édentements et de toutes les conséquences qu'ils engendrent, il suffit de se discipliner au quotidien pour en tirer les bénéfices à long terme.

 Le stress, le tabac, l'alcool, les drogues, le diabète, certains médicaments sont des facteurs favorisant l'apparition de la maladie parodontale ou l'aggravant, mais on ne répétera jamais assez que le véritable facteur déclenchant est sans conteste le manque d'hygiène bucco-dentaire.

Dent ne présentant aucune carie, mais atteinte d'une parodontite qui lui a fait perdre environ la moitié de son implantation osseuse. L'augmentation des espaces interdentaires, bien visibles sur cette radiographie (appelés "poches parodontales"), constitue, à ce stade, un facteur aggravant, qui ne fait qu'amplifier le phénomène de fonte osseuse, du fait de l'action mécanique négative des aliments qui exercent une pression supplémentaire sur un os déjà affaibli.

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Parodontite localisée ayant pour origine l'absence de contact entre deux dents (flèche blanche), laissant librement passer les aliments dans l'espace. Ceux-ci approfondissent alors la poche parodontale par la pression qu'ils infligent à l'os. L'implantation de la dent (flèche bleue) s'en trouve donc sérieusement réduite.

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Stade ultime de la parodontite : dent ayant perdu tout son support osseux et maintenue artificiellement en place "grâce" à un pont de tartre qui la relie aux dents voisines (flèches blanches). Sans surprise, le détartrage qui s'impose entraînera, de facto, la perte de cette dent.


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Dernière mise à jour : 6 JANVIER 2016

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