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Prévention bucco-dentaire individuelle
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Elle
passe par une hygiène quotidienne rigoureuse avec emploi éventuel de Fluor, un
comportement alimentaire adéquat, une attitude de protection face aux accidents
potentiels, une lutte contre certaines addictions, un suivi médical régulier.
Elle a pour but de limiter l'apparition des caries, des maladies parodontales et
des accidents traumatiques.
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□□□ L'hygiène
bucco-dentaire
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Ce
sont les bactéries qui sont responsables de l'apparition des caries et des
maladies parodontales. Pour simplifier à l'extrême, elles se nourrissent des
dépôts alimentaires laissés à la surface des dents, puis fabriquent des
acides qui attaquent les dents et les tissus voisins. L'élimination de ce film
alimentaire, encore appelé plaque dentaire, est donc un facteur essentiel dans
la prévention des caries et des maladies parodontales, car en privant les
bactéries de substances nutritives, elles ont moins la capacité de se
développer et de métaboliser des acides. Plusieurs techniques permettent de
procéder à cette élimination :
- La
brosse à dents : Idéalement, le brossage doit intervenir après
chaque repas et durer trois minutes environ en suivant une technique bien
définie. C'est l'action mécanique du brossage qui constitue l'élément
essentiel pour lutter contre la plaque dentaire, bien plus que l'action chimique
des dentifrices ou des bains de bouche. La brosse à dents doit présenter une
petite tête, avec des poils synthétiques souples pour éviter d'endommager les
gencives et permettre de suivre au mieux le contour bombé des dents.
L'efficacité maximum sera toutefois obtenue avec une brosse à dents
électrique, qui effectue des mouvements de rotation, même dans les zones les
plus difficiles d'accès et qui a montré sa supériorité sur la brosse à
dents manuelle.
- Le
dentifrice : Le dentifrice a pour intérêt majeur de faciliter
l'élimination de la plaque dentaire par ses agents tensioactifs. Le principe
actif le plus important du dentifrice est le Fluor. Celui-ci renforce les
couches superficielles de l'émail et les rend plus résistantes aux acides
produits par les bactéries, donc moins sensibles au phénomène carieux. Les
dentifrices " blanchissants " n'éclaircissent pas à proprement
parler les dents dans la masse ; ils se contentent d'éliminer plus ou moins
parfaitement les tâches à la surface de l'émail (café, thé, tabac,
colorants alimentaires, etc.). Il existe aussi des dentifrices aux propriétés
bien spécifiques (ex : dentifrices pour collets sensibles).
- Le
fil dentaire : Il élimine la plaque dentaire et les dépôts situés
dans les espaces interdentaires, chose que ne parvient pas à faire la brosse à
dents de manière parfaite. Le fil dentaire peut être ciré ou non, mentholé
ou non. Il se présente sous la forme d'une bobine incluse dans une petite
boîte.
- La
brossette interdentaire : Son utilisation est réservée
habituellement au nettoyage des espaces interdentaires moyens ou larges,
notamment au niveau des bridges. Il existe des brossettes de différentes
tailles et formes (coniques ou cylindriques). Elles peuvent ainsi être
adaptées à chaque patient.
- L'hydropulseur
: Cet appareil envoie, sous pression, un jet d'eau dans les espaces
interdentaires, à la manière d'un karcher et, en ce sens, remplace
avantageusement le fil et les brossettes interdentaires.
- Les
bains de bouche : il faut distinguer les solutions avant et après
brossage des bains de bouche à visée thérapeutique. Les solutions avant et
après brossage sont des produits qui ont la propriété de rafraîchir
l'haleine, d'apaiser et de fortifier les gencives, de diminuer la plaque
bactérienne. Il s'agit donc de moyens complémentaires au brossage. Les bains
de bouche à visée thérapeutique ont, quant à eux, une utilisation bien
spécifique : suites opératoires des extractions dentaires ou des chirurgies
buccales, brûlures, blessures par appareil, etc. Ces produits ne doivent pas
être utilisés au quotidien, contrairement aux précédents. Employés trop
fréquemment, ils peuvent, en effet, entraîner des mycoses suite à la
destruction de la totalité de la flore bactérienne buccale.
- Les
chewing-gums sans sucre : La mastication de chewing-gums stimule les
glandes salivaires et augmente donc la production de salive. Sachant que la
salive dispose de propriétés anti-bactériennes, on comprend que ces
chewing-gums fournissent indirectement une protection contre la carie.
- Le
Fluor : Le rôle du Fluor dans la prévention de la carie par
renforcement de l'émail et par sa capacité à diminuer la virulence des
bactéries est scientifiquement prouvé depuis longtemps. Grâce à son action,
l'émail devient plus résistant à l'acide produit par les bactéries de la
plaque dentaire. Le Fluor peut être appliqué localement : c'est le cas des
dentifrices fluorés ou de certains bains de bouche, dont l'action, bien
qu'intéressante, ne fournit pas une protection totale. Il peut aussi être
absorbé par voie générale : de nombreuses sources alimentaires contiennent
naturellement du Fluor (eau, sel, orge, tomate, radis, pomme de terre, abricot,
raisin, thé, riz, fruits de mer, poisson, etc.) ; il existe aussi des
comprimés à base de Fluor, à utiliser en complément. Le mode
d'administration par voie générale ne présente d'intérêt que pour les dents
en cours de calcification, car le Fluor s'incorpore à l'émail durant sa
formation ; autant dire qu'il ne concerne en aucun cas les adultes. Le Fluor
n'étant pas un produit inoffensif, on cherchera, en fonction des régions, à
mesurer l'intérêt de prescrire à un enfant un complément fluoré ou non.
Dans certaines régions, l'eau du robinet dispose, en effet, d'une concentration
en Fluor assez élevée, ce qui contre-indique tout apport fluoré
supplémentaire sous forme de comprimés.
- De
préférence, il faudra éviter l'emploi de cure-dents, qui, outre leur pouvoir
de nettoyage limité, peuvent entraîner des lésions gingivales, voire se
briser dans les espaces inter-dentaires.
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Le combiné brosse à dents
électrique + hydropulseur : une avancée dans le domaine de l'hygiène
bucco-dentaire
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□□□ Le
comportement alimentaire
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- Le
sucre : Autrefois considéré comme une nourriture exceptionnelle,
c'est devenu, depuis, un aliment consommé au quotidien. Les sucres les plus
"cariogènes" sont les sucres rapides, notamment le saccharose,
composante principale du sucre de canne et de la betterave. C'est le plus
utilisé en confiserie. Viennent ensuite le glucose (utilisé en pâtisserie),
le fructose (sucre des fruits), le lactose (sucre du lait) et l'amidon (sucre
lent des céréales et des féculents), qui est beaucoup moins cariogène. La
carie est une maladie qui touche aujourd'hui surtout l'enfant, l'adolescent et
l'adulte jeune ; sa fréquence diminue après 40 ans. C'est un problème de
santé publique qui a un coût très important. Il s'agit d'un phénomène
causé par le milieu acide que créent les sucres apportés par l'alimentation
et certaines bactéries de la plaque dentaire. La consommation de sucre est donc
un élément déterminant dans la formation des caries et il faut, dans la
mesure du possible, lutter contre l'attirance innée pour le goût sucré. Le
sucre a, chez l'enfant, une haute valeur symbolique et affective : on
récompense ou on prive les enfants de bonbons. Il est donc difficile de
supprimer totalement le sucre, mais on peut le limiter et surtout former le
goût à d'autres saveurs ; on peut aussi utiliser des substituts du sucre tels
que le Xylitol. Les principaux aliments incriminés sont : les boissons sucrées
(sodas, jus de fruits), les confiseries, la confiture, le miel, les sirops, le
sucre raffiné (sucre blanc), certaines pâtisseries. Ceci dit, au cours des
trois dernières décennies, malgré une consommation moyenne en sucres à peu
près constante, la présence des caries dentaires chez les enfants et les
adolescents a progressivement diminué dans la plupart des pays européens. Les
chercheurs pensent que l'on puisse attribuer cette diminution à une meilleure
hygiène buccale (brossage des dents plus fréquent et utilisation
généralisée du fil dentaire) et au Fluor. Le rapport entre alimentation et
caries dentaires n'est donc pas aussi clair qu'on le pense généralement.
- Les
boissons : En fait, seule l'eau ne présente pas de risque carieux.
Par le sucre qu'ils contiennent, les jus de fruits et les sodas ont un gros
potentiel cariogène ; il est conseillé pour les boire de se servir d'une
paille, ce qui évitera le contact direct sur les dents et amusera les enfants !
- Les
aliments collants : Ils représentent un risque important de
décollement des obturations dentaires (amalgames, composites) et de
descellement des prothèses fixées (couronnes, bridges). Ils possèdent, en
effet, une force de traction souvent supérieure à la force d'adhésion des
matériaux utilisés en Dentisterie. Pour éviter toute surprise désagréable,
il faudra donc se méfier, entre autres, des caramels mous, de la nougatine, des
pâtes de fruits, des bonbons, des gommes, des barres de céréales, des chips,
de certains biscuits, de certains fromages, etc. Comme on peut l'imaginer, ces
mêmes aliments sont susceptibles d'entraîner des surprises encore plus
désagréables chez les porteurs d'appareils dentaires amovibles.
- Le
petit-déjeuner : Une étude américaine a montré que les personnes
qui ne prenaient pas de petit-déjeuner tous les matins avaient beaucoup plus de
risques de caries. Cela s'explique peut-être par le fait que l'absence de petit
déjeuner entraîne des grignotages entre les repas, ce qui conduit à une
exposition prolongée du sucre avec les dents. Le petit déjeuner doit être
composé idéalement d'un produit laitier, d'un produit céréalier (pain,
biscottes, céréales,...), d'une boisson et de fruits.
- Les
fruits et légumes : Une autre étude a montré que le fait de ne pas
manger au moins cinq fruits et légumes par jour est également un facteur de
risque de caries.
- Le
fromage : D'autres études ont souligné les vertus anti-caries des
Camemberts, Bleus, Roquefort et autres fromages. En effet, cet aliment
fonctionnerait d'abord comme un "tampon", en diminuant l'acidité
buccale en fin de repas, préviendrait ensuite la déminéralisation des dents
et favoriserait même leur reminéralisation.
- Le
Calcium : Il participe à la minéralisation des dents et du capital
osseux en général. L'apport se fait essentiellement par la consommation de
produits laitiers. Il a le pouvoir de diminuer également l'acidité provoquée
par les bactéries.
- Le
Phosphore : C'est un oligo-élément minéral essentiel à presque
toutes les réactions chimiques à l'intérieur des cellules. Il est très
largement présent dans les aliments ; il n'existe donc pas de déficience en
phosphore, sauf dans le cas de certaines maladies rares. Il a la propriété de
compenser les effets des éléments cariogènes.
- La
Vitamine D : Elle joue un rôle essentiel dans l'absorption du
calcium et du phosphore. Elle intervient dans la minéralisation des os et
compense, tout comme le Phosphore, les effets des facteurs cariogènes. Pour
être utilisable par l'organisme la vitamine D a besoin de l'action des rayons
ultraviolets du soleil.
- Autres
recommandations alimentaires : S'efforcer à avoir une alimentation
équilibrée ; opter pour une répartition adéquate des prises alimentaires
quotidiennes (maximum : 5) ; privilégier les associations : pains + beurre +
chocolat ou fruit + pain + fromage ; préférer le chocolat aux confiseries ;
préférer l'eau ou le lait aux boissons pétillantes de type soda ; finir de
préférence tout repas par un aliment protecteur (ex : fromage) ; ne pas
consommer de boissons ou d'aliments acides au coucher ; se rincer la bouche à
l'eau ou mastiquer un chewing-gum sans sucre après chaque prise alimentaire,
s'il n'est pas possible matériellement de se brosser les dents. Le jus de
citron, contrairement à l'idée reçue, est d'un emploi très dangereux sur
l'émail dentaire. Sensé blanchir les dents, il participe, surtout, à un
puissant décapage acide de l'émail, le rendant ainsi plus terne et beaucoup
plus vulnérable à la carie.
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□□□ La
protection face aux accidents
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Un
traumatisme au niveau de la face peut entraîner des lésions plus ou moins
graves telles que : déchirure des lèvres ou de la langue, fracture ou fêlure
dentaire, expulsion dentaire, lésions gingivales, fracture osseuse, etc.
Certains de ces accidents peuvent être évités en agissant en amont, au niveau
de mesures préventives simples à mettre en oeuvre : faire réaliser des
protège-dents en cas de pratique de sports violents, attacher sa ceinture de
sécurité lors de tout déplacement en voiture, choisir des chaussures
adaptées en cas de sol glissant, ne pas casser de noix avec ses dents, ne pas
décapsuler de bouteilles avec ses dents, éviter de se servir de ses incisives
pour déchirer des matériaux rigides (emballages plastiques, carton, etc.), ne
pas porter à la bouche des objets durs (stylo, clés, etc.), ne pas faire de
plongée sous-marine sans avoir vérifié au préalable l'absence totale de
caries, éviter de boire à la bouteille dans un environnement où l'on peut
être bousculé, ne pas courir sur le bords d'une piscine, ne pas courir les
mains dans les poches, porter un casque sur les 2 roues, etc.
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□□□ La
lutte contre certaines addictions
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- Le
tabac : Les effets du tabac sur la santé bucco-dentaire sont
aujourd'hui reconnus par les spécialistes, qui s'accordent pour le dénoncer
comme facteur directement lié aux maladies bucco-dentaires. Fumer
régulièrement affaiblit le système immunitaire de la cavité buccale. Le
tabac influe sur l'équilibre chimique de la cavité buccale et entraîne la
formation excessive de plaque dentaire et le jaunissement des dents. La forte
concentration de bactéries cariogènes dans la salive des fumeurs les expose
plus aux caries et aux chutes prématurées des dents que les non-fumeurs. Chez
les fumeurs, on constate une fréquence élevée de survenue des maladies
buccales : les gencives sont sensibilisées, elles enflent et saignent plus
facilement. Le tabac favorise ainsi l'apparition de gingivites aiguës et
d'inflammations du parodonte, appelées parodontites. Le tabagisme allonge aussi
la période de cicatrisation de certaines plaies chirurgicales dentaires, telles
que l'extraction de dent et est le facteur le plus important d'échec d'implant
dentaire. En parallèle, le tabac est un facteur de risque pour le cancer de la
cavité buccale et du pharynx ainsi que les récidives de ce cancer. Enfin, le
tabac est responsable d'une mauvaise haleine caractéristique, de l'altération
de l'odorat et de la diminution du goût.
- L'alcool
: S'il est consommé régulièrement en grande quantité, il augmente
les risques de cancer de la bouche, même chez les non-fumeurs. C'est encore
plus vrai lorsqu'il est associé au tabac. Il peut aussi être à l'origine de
troubles circulatoires qui fragilisent les gencives. Il provoque donc
sensiblement les mêmes effets directs que le tabac sur la santé
bucco-dentaire. Il est, en outre, responsable de conséquences d'ordre
traumatique (chutes) et prophylactique (hygiène réduite), liées à la baisse
de vigilance qu'il induit.
- Les
drogues : Les drogues dures et les drogues douces ont des effets
négatifs sur la cavité buccale. Une consommation excessive de ces substances
peut entraîner des désordres variés : érosion de l'émail des dents,
ulcération des gencives, gingivites, grande sécheresse buccale, brûlures,
caries, déchaussements, abcès, pertes prématurées des dents. En outre
l'effet analgésique (anti-douleur) de certaines d'entre elles n'inciterait pas
les usagers à consulter le Chirurgien Dentiste à temps. Comme pour l'alcool,
le dérèglement de l'hygiène de vie (moindre brossage des dents,
déséquilibres alimentaires, etc.) peut amplifier ces effets ; des pertes de
conscience engendrant des chutes dont les dents pâtissent souvent en premier,
sont aussi à craindre. Le cannabis n'est pas plus anodin : il assèche la
bouche, dépose des produits toxiques sur les dents et les gencives et
occasionne des brûlures.
- Les
médicaments : Certains d'entre eux ont pour effet secondaire
l'apparition d'une sécheresse salivaire (hyposialie, asialie) ; c'est le cas
des neuroleptiques, des antidépresseurs et des antibiotiques à large spectre
par exemple. Des traitements au long cours avec ces médicaments peuvent donc
avoir pour conséquence indirecte l'apparition de caries et d'infections à
répétition, notamment au niveau des gencives. Certains médicaments contre
l'ostéoporose sont formellement contre-indiqués dans le cas d'extractions
dentaires, d'actes chirurgicaux, et même lors d'une simple injection
d'anesthésique avec vaso-constricteur. Les conséquences d'un traitement comme
celui-ci peuvent être dramatiques si celui-ci est passé sous silence lors du
questionnaire de santé.
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□□□ Le
suivi médical régulier
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Seul
un Chirurgien Dentiste peut identifier une carie ou une lésion infectieuse
profonde avant qu'elles ne deviennent visibles et les traiter avant qu'elles ne
deviennent douloureuses. Il peut également proposer aux jeunes patients une
technique de prévention des caries efficace : le comblement des sillons
dentaires. Il peut, par ailleurs, pratiquer des détartrages réguliers, soins
incontournables pour lutter, en amont, contre les maladies parodontales et les
mobilités dentaires précoces. Il peut enfin prodiguer des conseils sur mesure
selon l'âge, le sexe, la profession exercée, la qualité de l'hygiène bucco
dentaire et les habitudes alimentaires propres à chacun. Les visites de
contrôle permettent donc de maintenir une bonne santé bucco-dentaire et, par
voie de conséquence, une bonne santé générale. Il faut savoir, en effet, que
les foyers infectieux d'origine dentaire sont parmi les plus redoutables : les
bactéries en provenance de la cavité buccale peuvent transiter par la
circulation sanguine et aller se fixer sur des cibles distantes telles que le coeur,
les articulations, les poumons, les reins, le cerveau, etc. C'est ainsi que des
pathologies apparemment banales et circonscrites au départ peuvent finalement
déboucher sur des pathologies bien plus importantes, touchant des organes
vitaux.
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